Les signes avant une crise d’épilepsie à connaître

Par Noémie Simon

Publié le 29/11/2025

Les signes avant une crise d'épilepsie à connaître

Reconnaître un signe avant crise d’épilepsie peut changer la donne. Savoir quoi observer et comment réagir aide à se mettre en sécurité et à réduire les blessures. Vous trouverez ici des repères simples, des exemples concrets, et des conseils de spécialistes pour mieux anticiper. L’objectif est clair : repérer les signaux, agir vite et sereinement au quotidien.

💡 À retenir

  • Environ 50 millions de personnes dans le monde souffrent d’épilepsie.
  • 60% des personnes épileptiques ne connaissent pas les signes précurseurs de leurs crises.
  • Une intervention rapide peut réduire les risques de blessures lors d’une crise.

Qu’est-ce qu’une crise d’épilepsie ?

Une crise d’épilepsie survient quand un groupe de neurones déclenche une activité électrique excessive et temporaire. Elle peut entraîner des changements de conscience, de mouvements, de sensations ou de comportement. L’épilepsie touche environ 50 millions de personnes dans le monde, à tout âge et dans toutes les régions. Toutes les crises ne se ressemblent pas et certaines sont très discrètes.

Une crise peut durer quelques secondes ou plusieurs minutes. Elle peut se manifester par un bref « blanc », un regard fixe, des sensations étranges ou des secousses musculaires. Les crises les plus visibles sont les crises tonico-cloniques avec perte de connaissance et convulsions, mais il existe de nombreuses autres formes, parfois silencieuses.

Définition et types de crises

On distingue globalement deux catégories. Les crises focales démarrent dans une zone précise du cerveau. Elles peuvent rester localisées avec conscience préservée ou altérée, et parfois se généraliser. Les crises généralisées impliquent d’emblée l’ensemble des deux hémisphères. Parmi elles, on retrouve les absences, myoclonies, tonico-cloniques, etc.

Le diagnostic repose sur l’histoire des symptômes, l’examen clinique et des tests complémentaires si besoin. Le médecin cherche notamment les déclencheurs possibles, la fréquence, et ce qui se passe avant, pendant et après la crise pour orienter la prise en charge.

Les signes avant une crise

Beaucoup de personnes ressentent des alertes dans les minutes ou heures précédant l’événement. Ces signaux sont appelés auras ou « prodromes » et varient d’une personne à l’autre. Un signe avant crise d’épilepsie peut être physique, sensoriel, émotionnel ou cognitif. Pourtant, près de 60 % des personnes épileptiques ne connaissent pas encore leurs propres signes précurseurs.

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Par exemple, certaines décrivent une sensation de chaleur qui monte de l’estomac, d’autres un parfum inexistant, un vertige bref, une anxiété soudaine, une envie irrépressible de bâiller, ou un regard qui se fixe sans s’en rendre compte. Le neurologue conseille souvent de noter ce qui précède la crise pour repérer un motif. Comme le dit le Dr Claire L., neurologue : « Quand un patient sait reconnaître sa fenêtre d’alerte, il gagne de précieuses secondes pour se mettre en sécurité. »

Symptômes physiques et psychiques

  • Changements sensoriels possibles comme fourmillements, picotements, flashs lumineux, odeurs ou goûts inhabituels. Chez certains, ce premier signe avant crise d’épilepsie est très discret.
  • Sensations internes : boule dans le ventre, nausées, chaleur, frissons, vertiges, impression de flottement.
  • Modifications psychiques : anxiété aiguë, irritabilité, sentiment d’étrangeté, déjà-vu ou jamais-vu, confusion passagère.
  • Signes végétatifs : palpitations, sueurs, pâleur, respiration plus rapide, bouche sèche.
  • Altérations brèves de l’attention : regard fixe, parole qui ralentit, gestes qui s’interrompent, bâillements répétés.

Exemple concret. Julie, 28 ans, remarque souvent une odeur de brûlé inexistante et une pointe d’angoisse 2 à 3 minutes avant sa crise. Elle s’assoit immédiatement, prévient son entourage par un mot clé convenu et lance la minuterie sur son téléphone. Ce rituel simple lui permet d’éviter plusieurs chutes par mois.

Comment réagir face à une crise

Comment réagir face à une crise

La priorité est la sécurité. Une intervention rapide et calme peut éviter des blessures au visage, à la tête ou aux épaules. Si vous reconnaissez chez vous un signe avant crise d’épilepsie, mettez-vous rapidement à l’écart, enlevez vos lunettes, éloignez les objets durs et asseyez-vous ou allongez-vous.

Si vous êtes témoin, rassurez la personne, chronométrez la crise et sécurisez l’espace. Appelez les urgences si c’est une première crise, si la crise dure plus de 5 minutes, si les crises se répètent sans récupération, s’il y a blessure, grossesse, difficultés respiratoires ou si la personne ne reprend pas conscience.

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Premiers secours à apporter

  • Protégez la tête avec un vêtement plié et libérez l’espace autour, sans retenir les mouvements.
  • Placez la personne en position latérale de sécurité quand les secousses cessent ou si elle vomit.
  • Desserrez ceintures et colliers, enlevez les lunettes, éloignez les objets dangereux.
  • Chronométrez la durée et observez ce qui se passe pour informer le médecin ensuite.
  • Restez jusqu’au retour complet à la conscience. Parlez doucement et vérifiez s’il y a des blessures.

À éviter absolument : ne mettez rien dans la bouche, n’entravez pas les mouvements, ne donnez ni eau ni médicament par la bouche pendant la crise. Si un signe avant crise d’épilepsie apparaît et que vous êtes seul, alertez un proche via un message rapide et mettez-vous au sol ou sur un lit pour limiter le risque de chute.

Astuce de spécialiste. Le Dr Nassim R., urgentiste, recommande de préparer un petit kit : carte d’épilepsie, contact d’urgence, liste des traitements, et une appli de minuterie facilement accessible. Ces outils simplifient l’aide que peut vous apporter l’entourage.

Prévention et suivi de l’épilepsie

Identifier ses déclencheurs et son propre signe avant crise d’épilepsie aide à anticiper. Un journal de bord simple suffit : notez la date, l’heure, le sommeil de la veille, le stress, l’alimentation, les boissons, la prise de traitement, le cycle menstruel, l’exposition aux écrans ou aux lumières clignotantes, et les sensations ressenties avant la crise. En quelques semaines, des motifs apparaissent souvent.

Des habitudes régulières font la différence : sommeil suffisant et régulier, hydratation, limitation de l’alcool, gestion du stress, prise du traitement à heure fixe, alarme de rappel, discussion avec l’entourage sur les bons gestes. Si un signe avant crise d’épilepsie survient avant le sport, privilégiez des activités sécurisées ce jour-là, informez le coach et adaptez l’intensité.

Noémie Simon

Je suis Noémie Simon, passionnée par la sexualité et le bien-être. À travers mon blog, je partage des réflexions et des conseils pour favoriser une vie épanouie et authentique. Rejoignez-moi dans cette exploration enrichissante et libératrice.

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