Les bipolaires et l’argent : comment mieux gérer son budget

Par Noémie Simon

Publié le 19/11/2025

Les bipolaires et l'argent : comment mieux gérer son budget

Gérer de l’argent quand on vit avec un trouble bipolaire n’est pas une question de volonté, c’est une question de stratégie. Les variations d’humeur peuvent bousculer les décisions, du paiement des factures aux achats impulsifs. Bonne nouvelle, il existe des méthodes concrètes pour reprendre la main sur ses finances. Voici un guide pensé pour celles et ceux qui veulent retrouver de la sérénité au quotidien autour de bipolaires et l’argent.

💡 À retenir

  • Selon une étude, jusqu’à 60% des personnes bipolaires rencontrent des difficultés financières.
  • Les achats compulsifs peuvent aggraver la situation financière pendant les phases maniaques.
  • Il existe des aides financières spécifiques pour les personnes atteintes de troubles bipolaires.

Comprendre la relation entre bipolarité et finances

Comprendre la relation entre bipolarité et finances

Les variations d’humeur influencent directement la façon de gérer son budget. En phase de hypomanie ou de manie, l’énergie, l’optimisme et la sensation d’invulnérabilité poussent vers plus de risques et de dépenses. En phase dépressive, la baisse d’énergie et la culpabilité entraînent au contraire des retards de paiement, l’évitement des relevés bancaires et la difficulté à planifier.

Cette dynamique explique pourquoi jusqu’à 60% des personnes bipolaires rapportent des difficultés financières. Ce chiffre n’est pas une fatalité, il montre l’intérêt de mettre en place des systèmes qui protègent pendant les périodes vulnérables et qui profitent des périodes stables pour consolider l’épargne. C’est tout l’enjeu quand on parle de bipolaires et l’argent.

Pendant une phase maniaque, les achats compulsifs, l’ouverture de crédits à la consommation, ou des investissements trop risqués peuvent sembler cohérents sur le moment. Exemple concret : Julie, 34 ans, se découvre une passion pour le matériel photo et dépense l’équivalent d’un mois de salaire en une semaine. Elle ne s’en rend pleinement compte qu’au relevé suivant. La réponse n’est pas de « serrer les dents », mais d’installer des garde-fous qui coupent court à l’impulsivité.

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À l’inverse, lors d’une période dépressive, l’administration, les factures et les démarches bancaires deviennent lourdes. On laisse passer une échéance, puis deux, et les frais s’accumulent. Beaucoup témoignent de ce cercle : la honte freine l’action, ce qui renforce les difficultés. D’où l’importance d’outils automatiques et de rituels simples, qui avancent même quand l’énergie manque.

Identifier ses signaux précoces change la donne. Certains repèrent une hausse soudaine des paniers « enregistrés pour plus tard », des onglets shopping ouverts la nuit, ou une envie de « tout optimiser » ses placements. D’autres notent que le tri des mails bancaires devient impossible. Ces indices deviennent des déclencheurs d’un plan financier de secours, pensé à l’avance pour bipolaires et l’argent.

Les défis financiers des personnes bipolaires

Au-delà des variations d’humeur, plusieurs obstacles reviennent souvent dans les témoignages :

  • Impulsivité accrue en phase haute, avec achats coûteux, abonnements multiples, projets « coup de tête ».
  • Retards de paiement et frais annexes en phase basse, par évitement ou fatigue extrême.
  • Revenus irréguliers quand le trouble perturbe l’emploi, avec des périodes sans activité.
  • Crédits faciles à obtenir puis difficiles à rembourser, spiralant vers le surendettement.
  • Honte et isolement, qui retardent la demande d’aide et la mise en place de solutions.

Ces défis n’empêchent pas la stabilité financière. Ils demandent des systèmes simples, des limites claires et parfois un appui humain de confiance pour mieux naviguer bipolaires et l’argent.

Conseils pratiques pour gérer son argent

L’objectif est de rendre votre budget plus robuste que vos humeurs. On cherche des mécanismes automatiques, des limites paramétrées à l’avance, et des rituels si simples qu’ils tiennent même les semaines difficiles. Mieux vaut un plan imparfait appliqué régulièrement qu’un plan parfait impossible à tenir.

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Choisissez un système de budget facile à piloter : enveloppes de dépenses, règle 50/30/20, ou application simple. Puis créez un « mode stabilisation » avec des virements programmés, des plafonds bancaires et un fonds d’urgence. Quand l’énergie remonte, vous optimisez ; quand elle baisse, le pilote automatique prend le relais. Cette approche s’applique particulièrement bien à bipolaires et l’argent.

Noémie Simon

Je suis Noémie Simon, passionnée par la sexualité et le bien-être. À travers mon blog, je partage des réflexions et des conseils pour favoriser une vie épanouie et authentique. Rejoignez-moi dans cette exploration enrichissante et libératrice.

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